juin 082014
 

Vous n’êtes pas forcément au courant puisque j’ai été plus que discrète depuis le début de l’année… J’ai toujours les mêmes problèmes de disponibilité à cause de mon travail, de mon mémoire et de ma thèse. Mais aussi, à cause des préparatifs de notre mariage avec Archimède! C’est de cet événement dont j’aimerais m’entretenir avec vous aujourd’hui. Je vais d’ailleurs, probablement, reprendre Paillettes et Chiffons, tout doucement, avec quelques billets consacrés à notre mariage.

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Nous sommes à un peu plus de deux mois du Grand Jour (oui, j’aime bien les majuscules au début de certains mots, vous allez voir qu’il y en aura beaucoup au fil de cet article). Depuis un environ, nous préparons cette journée lors de laquelle nous dirons Oui, chacun notre tour, puis ensemble, un Oui pour la Vie. Jusqu’ici, tout va bien, rien d’extraordinaire dans ce que je vous raconte, voire même des banalités que toute future mariée peut déblatérer à son entourage.

Les bons côtés des préparatifs? Il y en a tout plein! Vous me direz : tant mieux, cela compense les mauvaises surprises (enfin, surprises….). Voici donc un méli-mélo de bon et de moins bon.

Nous nous marions dans le Sud de la France, oui, loin de Paris, mais dans le fief d’Archimède, à mi-chemin entre sa famille espagnole et ma famille quasi nordique. Le Sud, c’est un peu le gage d’avoir du beau temps pour cette Journée particulière, de se dorer la pilule le lendemain les pieds dans la piscine en sirotant un vers de muscat pétillant. Quant à la date, pour des raisons d’impossibilité de savoir quand je serai en vacances cet été, nous avons décidé de nous marier le 16 août, le jour férié adjacent me permettant d’être sûre d’être sur place le Grand Jour. « Accessoirement », nous avions également conscience que nos familles et amis n’habitent pas forcément tout prêt, ce jour férié leur permettant à eux aussi d’avoir 3 jours pour faire l’aller-retour.

Lorsque nous avons pris cette décision, nous étions heureux, nous imaginions le jour J et son lendemain, avec des proches souriants… Des personnes heureuses pour nous, des personnes ravies de cette annonce. Mais, tout ne s’est passé comme nous l’avions imaginé. Rassurez-vous, je ne vis pas dans le monde des bisounours et je me doutais bien que nous allions être confronté à bons nombres de « soucis » de diverses tailles.

De mon côté, nous étions à la limite du cataclysme : « comment ça vous vous mariez dans le Sud, on se marie dans le lieu d’origine de la mariée! », « comment ça vous vous mariez au milieu des vacances scolaires? », « comment ça vous avez choisi le 15 août? il va falloir changer la date, vous n’aurez personne! », « mais pourquoi vous ne vous mariez pas là où s’est mariée ta cousine, c’est tellement joli et logique puisque c’est dans la région d’origine de la mariée! », « ah mais, on me l’annonce comme ça, presque en dernier », à Archimède (qui a drôlement serré les dents pour éviter un n-ième incident diplomatique lors de ce déjeuner magique) : « on s’habille comment pour un mariage chez vous, en short? en tongs? », « enfin, moi je ne sais pas si je viendrai, je ferai comme je veux ». Ok, ok,ok, ok… Déception, manque de Respect… Quoique bon, personnellement, je m’y attendais un peu, c’est malheureux, mais c’est comme ça. Je ne compte pas les coups de fil reçus pour me demander de changer de date ou de lieu… Au passage, j’ajoute que malgré cela, certains proches familiaux ont été tout à fait heureux de cette nouvelle, en particulier l’un d’eux, qui ne s’est jamais permis de demander un changement quelconque pour notre mariage.

Du côté d’Archimède, les gens étaient heureux pour nous. Enfin une bouffée d’oxygène, des sourires, des félicitations réelles et non forcées. Ouf. Nous sommes soulagés.

Du côté de nos amis, agréable surprise, ils seront quasiment tous présents! Quelques désillusions malgré tout, mais rien de bien méchant. Nous avons tellement apprécié que nos amis se réjouissent d’avance de partager ce moment avec nous, de faire le déplacement pour ce Grand Jour. Certains d’entre eux ont même réservé leur voyage et leur hôtel ou chambre d’hôte depuis bien longtemps pour être sûrs d’être présents (vraiment, MERCI à vous, ça nous fait chaud au cœur!), certains proposent leur aide pour les ateliers DIY, pour les petits détails du jour J… Bref, côté amical, nous sommes comblés.

Du côté des témoins, seulement quelques mots : Merci à vous tous. Merci, en particulier, à mes témoins qui savent se rendre disponibles pour me soutenir, m’écouter, me tendre la main lorsque j’ai besoin d’un coup de mains ou bien que certaines choses font que je suis à deux doigts d’étriper certains. Oui, parce que figurez-vous que l’imagination débordante et néfaste de certains est sans fin pour saboter nos préparatifs et nous attrister dans tous ces moments censés être heureux.

Je vais me répéter un tout petit peu, j’en ai bien conscience. Je n’ai pas de temps à accorder aux conflits, aux moults exigences, j’ai, accessoirement, une thèse à écrire et un mémoire à terminer avant début septembre, cela fait également partie des choses importantes dans ma vie. J’ai donc beaucoup de mal à supporter les tentatives d’hameçonnage et je dirais même de sabotage.

Par exemple, lorsque l’on me demande combien de personnes il y aura par table au mariage, je me doute bien que l’on va tenter de faire le plan de table à notre place pour faire jouer son propre intérêt et tenter monter que tout est bien qui finit bien, que tout va bien dans le meilleur des mondes, que la vie est un long fleuve tranquille… même si on ment allègrement pour sauver ces saletés d’apparences, pour suivre le protocole, pour se servir de notre mariage comme d’un podium sur lequel monter pour assouvir son besoin de reconnaissance et de validation sociale. Non, je ne tolère pas qu’on me dise « si je ne suis pas à la table de telle personne, je ne viens pas, c’est une humiliation, si tu ne veux pas que je vienne, tu n’as qu’à le dire ». Je ne tolère pas la victimisation, je ne tolère pas cette volonté de préserver les apparences dont tout le monde se fiche, je ne tolère pas le raisonnement par l’absurde et les interprétations diverses et variées que j’ai eu le plaisir de subir cette semaine. Non, je ne tolère pas qu’on me dise que je DOIS respecter le protocole, que c’est comme ça et pas autrement et que si ce n’est pas le cas, on ne viendra pas. Et, je ne tolère pas que d’autres en viennent à menacer de ne pas venir si on ne respecte « ‘l’unique exigence » de telle personne. NON. Que ces personnes fassent comme bon leur semble, qu’elles ne viennent pas. C’est bien dommage d’en arriver là pour une histoire d’apparence, d’ego blessé, d’interprétation des propos des futurs mariés, enfin surtout de mes propos et de refus d’accepter la réalité. Réalité palpable par tous, visible de tous, malgré cette volonté de conservation des apparences. Soyons hypocrites le temps de notre mariage afin de monter que nous sommes des gens biens; eh bien NON. Je n’ai pas envie d’être aliénée par les exigences d’autrui ce jour-là, je n’ai pas envie de faire comme si, je n’ai pas envie… Je souhaite juste me marier avec Archimède et partager ces moments avec des proches qui se réjouissent pour nous et ont toujours eu envie de participer à notre Grand Jour.

Quant à ceux qui ne savent pas si ils viendront ou non, mais savent déjà ce qu’il leur faudra sur place et nous le demande… Peut-être que commencer par répondre à l’invitation serait un premier pas, non?

Pour finir, je remercie du fond du cœur mes témoins, mes amis, mon père (et qu’on arrête avec le complexe d’Oedipe, par pitié, ne soyez pas ridicule à ce point), la famille d’Archimède, et bien évidemment Archimède qui supporte tout cela au quotidien.

Et vous, future mariée ou mariée, quelles sont vos expériences à ce propos?

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 Posted by at 11 h 16 min